Un reveil difficile après le rêve bionique

   

                      

                 La bionique rencontre de nombreux problèmes qui limitent son développement.

 

                 La bionique, une reproduction imparfaite  

 Malgré tous les progrès qui ont été effectué sur la bionique, il y a encore beaucoup de travail…

 Les membres artificiels ne seront jamais aussi maniables et aussi performants que ceux de l’homme. Par exemple, une main, une cheville ou même un bras humain peut faire des centaines mouvements avec une précision, une souplesse, et une dextérité, encore inégalée par un membre bionique. La plupart des chevilles bioniques peuvent effectuer jusqu’à  6 mouvements basiques pour permettre une meilleure stabilité du patient. Les scientifiques cherchent bien sûr à augmenter ce nombre de mouvements en ajoutant des moteurs et des processeurs mais alors un nouveau problème s’ajoute, celui du poids.

 Le poids, notamment pour les prothèses plus imposantes comme les bras peut poser de gros problèmes. Si celui-ci est trop important, le patient risque d’être déséquilibré ou d’avoir des  problèmes de dos. Ces prothèses ne peuvent donc pas être portées continuellement.

 Comme nous l’avons développé dans les parties précédentes, des interfaces cerveau-machine comme les yeux et les oreilles ont aussi été créées. Mais elles sont encore au stade expérimental : les yeux de l’argus II, par exemple,  peuvent juste permettre de distinguer les mouvements, la lumière et les formes d'objets très rudimentaires.                                                                                                                         

 Pareillement pour les sons entendus par un patient ayant subi un implant cochléaire, il n’entendra jamais comme un homme n'ayant aucun problème de surdité.

             Des problèmes qui ralentissent son développement

 La bionique est destinée pour le moment à une très faible partie de la population ; c’est une science nouvelle ; les opérations ou les prothèses sont très peu ou pas encore remboursées par la sécurité sociale alors qu’elles coûtent des prix exorbitants ; quelques exemples :

                                                              -  implant cochléaire : 23.000 euros

                                                              - opération pour l’œil, Argus II : 19.000 euros

                                                              - le Power Knee (prothèse trans-fémorale) : 80.000 euros     

                                                              - I-limb (main bionique) : 40.000 euros          

De plus, les centres pour acheter les prothèses et les cliniques qui effectuent ce genre d’opération sont encore très rares, et le public, en général,  est très mal informé sur la bionique. En effet, excepté internet et quelques émissions culturelles, cette science reste méconnue par beaucoup de personnes.

Les recherches pour améliorer ou créer un produit, sont aussi  très coûteuses ; elles nécessitent un financement de plusieurs millions d’euros, et demande une technologie et des techniques de pointes.

 

              Un organe difficilement reproductible: le cerveau

  Le cerveau est la partie la plus complexe ; il est en effet composé de plus de 100 milliards de neurones, et certains chercheurs pensent grâce à  la bionique et  à des interfaces « cerveaux machines », améliorer la vie des malades, voire même "réparer" certaines parties du cerveau, pour faire baisser les tremblements d’un malade de patkingson par exemple.

 Tout d’abord des expériences ont été faites sur des connections entre des neurones et des circuits électroniques. Les chercheurs par ces connections, espèrent transmettre les informations des capteurs sensoriels de la prothèse, au cerveau de l'homme qui la porte, pour lui faire ressentir quelques sensations de son ancien membre. Ces tests n'en sont qu'à leur début et sont donc encore infaisable sur les êtres humains de nos jours. Des neurones électroniques ont aussi été créées ce qui est déja un grand pas en avant, mais un cerveau complètement électronique est encore impensable pour le moment.

 D'autres chercheurs ont réussi grâce à des électrodes placés sur le crâne d’un patient, à lui faire contrôler un fauteuil roulant par seule force de la pensée. La personne doit s’imaginer par exemple, contracter les muscles de sa main droite ; cette information captée par les électrodes est transmise à un ordinateur et traduite par un mouvement spécial du fauteuil. Cette nouvelle technologie qui paraît incroyable, aurait pu permettre le déplacement autonome de personnes paralysées, mais les mouvements du fauteuil n’étaient pas très précis et demandaient une très grande concentration de la personne.

 Une méthode plus radicale a aussi été utilisée. Elle consiste à implanter une puce qui sert d'électrode directement sur le cerveau du malade ; cette  méthode est plus précise et permet au patient de pouvoir déplacer une souris sur un écran d’ordinateur ce qui aurait pu permettre aux aphasiques par exemple, de continuer à communiquer avec l’extérieur, mais cette méthode présentait des problèmes d’infection si l’électrode restait implantée trop longtemps. L’électrode a donc dû être retirée de la tête du patient.

 Les recherches sur le cerveau sont donc très limitées et la plupart des méthodes pour aider les personnes paralysées ou tétraplégiques, par des contrôles d’éléments électroniques par la  pensée, ne sont pas assez perfectionnées pour être utilisés.

                                          

                                                                  

                         Réticences sur la bionique

 Cette nouvelle science est premièrement un peu contre la nature ; alors que notre société se développe en ce moment autour d’un monde plus écologique, la bionique apparaît comme quelque chose de très futuriste et opposé à la volonté de « mère nature ». Bien qu'elle se base sur des recherches animales et végétales, elle recrée la nature par des moyens électroniques pour en faire des utilisations techniques pour l’homme.

  Le fait qu’un être vivant puisse être « combiné » avec une machine, n’est pas encore bien admis dans notre société, car la méconnaissance de la bionique et son développement rapide, suscite la peur, notamment quand on parle de contrôle par la pensée…                                                      

 Les perspectives de la bionique peuvent alors nous inquiéter, doit-on rappeler les films de science-fiction où l’homme est associé à une machine ? où la machine est de plus en plus dominante face à notre espèce ? Bien sûr, il faut réussir à distinguer ce qui est réel et ce qui ne l’est pas, mais la plupart des choses qui paraissait impossible il y a quelques années sont devenues possibles présent, et qui sait ce que nous réserve le futur…

En 2002, un scientifique en cybernétique, Mr Warwick, s’est fait implanter une puce munie d’une centaine d’électrodes dans le bras. Le but de l’expérience n’était pas en rapport avec la médecine, mais il était de fusionner l’homme avec les machines. Il est ainsi devenu en quelque sorte le premier homme, mi-homme mi-machine, et avec son expérience, il a pu commander un ordinateur, et un bras mécanique grâce à son propre système nerveux.                                                                                                                                                                

 Mais le plus inquiétant est qu’après avoir enregistré l’activité nerveuse de son bras, kevin Warwick a réussi à commander celui-ci grâce son ordinateur, et Il pense qu’il sera peut être un jour possible que deux hommes communiquent par la pensée via un ordinateur. Pour lui, la bionique ne servirait donc pas uniquement dans le milieu médical, mais aussi elle pourrait aussi être utilisée pour améliorer les capacités des êtres  humains…

 Ces expériences laissent perplexes de nombreux scientifiques ; en effet si au lieu d’un membre de remplacement, on pourrait en contrôler à distance des milliers simplement par la pensée, les utilités de cette nouvelle technologie pourrait avoir des conséquences incroyables, voir même troublante, notamment dans le domaine militaire. La bionique a tout d’abord était développée pour remettre en activité les militaires amputés mais la science est en constant progrès, jusqu’où la bionique va-elle progresser ? Doit-on l’appréhender ?

La bionique que nous avons cité jusque maintenant comme un rêve, ne pourrait elle pas devenir un cauchemar ? …

                  

 

 

 

 

 

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